![]() |
par Jean Revol | |||
| ART DE DEBILES, DEBILES DE L'ART ? | ||||
EN QUÊTE DES « PERSONIMAGES » CONSIDÉRATIONS SUR L'ATELIER 8 / 10 En bref, l'observation du comportement à l'atelier présente l'avantage d'être concentrée sur des instants privilégiés où chacun livre beaucoup de soi-même.
![]() Martine D. "La ville I", 30 x 40 cm Comme corollaire, nous pouvons noter qu'à l'atelier, l'espace et le champ d'influence entre norme et handicap étaient étrangement réduits. Chacun est là parce qu'il veut y être et cette position ne se discute pas. Il en résulte une acceptation de soi et des autres, qui coïncide avec une sorte de promotion. On joue à la vie « normale » comme, enfant, on joue à la guerre. On la décrit, on la détaille : on se perd en conjectures. A force, on la voit et on la peint tout naturellement. Pour la voir, il faut la peindre et pour la peindre, il faut y croire. Enfin, nous heurtons de front le problème majeur de tout handicapé : sa solitude affective, qui commande - ou condamne - une grande partie de ses possibilités d'évolution interne et d'intégration sociale. Les formes de l'inadaptation personnelle sont en relation étroite avec l'inadaptation sociale. Par ailleurs, les formes créées par un handicapé sont - et ne peuvent être - que la forme même de son handicap : elles font le bilan de ses déficiences comme celui de ses ressources : sensibilité, intelligence, mécanismes de défense, voire, les ressources de ces déficiences : psychoses et névroses. Ainsi joseph W., dès qu'il abandonne la peinture pour le graphisme au feutre ou à la craie, dénonce une tendance schizophrénique dont son écriture en spirales serrées accuse l'évidence.
![]() Martine D. "La ville II", 60 x 100 cm Quelques types généraux se dessinent : Et tout d'abord, quelques précisions de vocabulaire. En quoi aveugle est-il plus insultant que non-voyant, sourd que malentendant, mongolien que trésomique ? Quant au mot « débile » il suffit d'ouvrir un dictionnaire pour lui rendre son sens plein. Pays et gens en voie de développement ont décidément beaucoup de chance; ils ont l'espoir devant eux. Les mongoliens s'expriment d'abord par la couleur, ce qui est le signe d'une prédominance affective, d'une émotivité, d'une excitabilité à tendance extravertie, ayant le monde extérieur pour objet. Mais cette couleur se construit toujours selon des structures graphiques et plastiques extrêmement complexes, qui traduisent une vision globale qui les caractérise : signe d'un niveau d'intelligence correspondant à une forte sensibilité et une intuition esthétique. |
Début du livre Chapitre 2 : En quête des "Personimages", considérations sur l'atelier Page 1/10 Page 2/10 Page 3/10 Page 4/10 Page 5/10 Page 6/10 Page 7/10 Page 8/10 Page 9/10 Page 10/10 1. Introduction 2. En quête des "Personimages", considérations sur l'atelier 3. Galerie de portraits 4. De l'image au personimage 5. Art en puissance, art en impuissance |
|
|
|
|
| I
swiss art I
artists hosted I
galleries hosted I
museums & foundations I
ceramic art I
art collections I
prints & ex-libris I
texts about visual art I I contests, bi / triennials I art photography I art related topics I works on sale I p.p.pasolini I F F F F F F F F F F F F F F F F F |